Pour les couleurs, une argile plus fine à base de kaolin - en partie - mélangée à des oxydes comme le cobalt permet de “peindre” sur la terre, après le modelage “à cru”.
On appelle ces couleurs épaisses et argileuses : des engobes.
Cette phase est longue et méticuleuse et se réalise à l’aide de divers pinceaux.
Les jours qui suivent, une sèche rigoureuse a lieu au séchoir, puis dans le four…et la pièce est mise à cuire très lentement et très progressivement jusqu’à 1000° environ. Cette opération délicate peut couvrir 72 à 100 heures…
Vient ensuite le ‘ballet’ des émaux ; sous forme aqueuse, ces minéraux finement broyés sont appliqués au pinceau sur les surfaces de la sculpture…en choisissant l’alternance entre les zones qui resteront mates, et les zones destinées à l’émail et à la brillance…
Emaux transparents, opalescents, opaques : toute l’harmonie des couleurs est réinventée pendant cette nouvelle étape ; mais rien n’est encore visible car les émaux crus se métamorphoseront seulement vers 800° dans le four…
Les pièces ainsi drapées d’émaux siliceux retournent à nouveau dans le four céramique pour une nouvelle cuisson vers 900°… assez longue… et très attendue…
À la sortie du four, l’alchimie entre le feu, l’inspiration, les matières, délivre enfin son contenu, paysage et sculpture quasi définitifs… |